mardi 30 juin 2015

Exposition d'été 2015 de la boutique de l'asso

Toute notre petite boutique déménage à Meschers en Charente Maritime pour l'exposition d'été.
Nous sommes installés tout prés des Grottes municipales de Régulus.

En septembre, nous transférerons la e.boutique de l'asso chez un autre hébergeur.

Dans la version actuelle, la mise en place des objets, leur description et les divers renseignements sont un peu fastidieux. Nous essaierons de faire mieux !!!... A bientôt.

En attendant, si vous passez par là, voici ce qu'il y aura à voir et comment nous trouver pendant l'été.
Pour une meilleure lecture, Cliquer sur les images.

lundi 26 mai 2014

Les teintures artisanales traditionnelles

Indigo et Noix de kola 


La Plante Indigo, il est difficile de dater l’apparition de cette plante tinctoriale. Les végétaux sources d’indigo sont présents sur tous les continents.

L’indigo est une marchandise coûteuse, c’est une couleur de prestige qui marque le rang social.

La teinture à l’indigo serait originaire d’Asie et aurait été introduite en Afrique vers le 11ème siècle via le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

L’Afrique possède naturellement de nombreuses plantes à bleu auxquelles se sont ajoutées beaucoup d’autres espèces introduites probablement au cours des siècles à l’occasion des grandes expéditions maritimes en Méditerranée et vers l’Orient.

Il existe différents procédés de teinture à l’indigo :

La méthode dite primitive,  à la fois la plus ancienne et une des plus simples :

Des feuilles fraîches cueillies sur des plantes à indigo sont mises à macérer dans de l’eau jusqu’à fermentation ; après plusieurs jours, un liquide obtenu du lessivage de cendres d’écorce et de branches est ajouté au bain de feuilles fermenté afin de lui maintenir une alcalinité nécessaire.

Le tissu ou les fils à teindre sont plongés dans cette préparation pendant un temps qui peut varier de quelques minutes à ½ journée et à plusieurs reprises selon l’intensité de bleu à obtenir.

jeudi 17 avril 2014

Entretien des étoffes africaines

Les étoffes de qualité, wax, bazin et fancy, sont le plus souvent en coton et faciles d'entretien.  Elles se lavent bien à la main et en machine. Elles nécessiteront certes un petit coup de fer pour être impeccables, mais tellement plus confortables à porter, surtout quand il fait chaud !

Il faudra prendre quelques précautions avec les teintures artisanales, quelque soit la méthode utilisée, au moins pour le premier lavage, notamment les teintures à l'indigo et à la noix de kola, si elles n'ont pas été bien fixées.

Prendre soin des vêtements brodés. La broderie sur un vêtement en wax est en principe faîte avec des fils en coton. Pour un vêtement en basin le brodeur utilise plusieurs fils dont un en soie, fragile !

Les étoffes tissées peuvent quelquefois poser problème selon que le fil utilisé soit teint et fixé correctement. Si le pagne est d'une même couleur, il faut oser un trempage à basse température.
Sinon confier les pièces importantes et multicolores au pressing surtout si elles contiennent des parties blanches.

Des étoffes "dites africains", contrefaçons aux noms aguicheurs, sont pour certaines de mauvaise qualité et déteignent abondamment au premier lavage. Si vous avez un doute, rincez votre vêtement ou votre étoffe dans un bain d'eau froide fortement salé. Cette action limite le dégorgement des couleurs et les fixe.

dimanche 16 février 2014

Le Fancy, c'est quoi exactement ?



Le Fancy une étoffe destinée au marché africain, imprimée sur une de ses faces par sérigraphie à l’aide de rouleaux cylindriques. Son prix est très abordable.

Au début, sa production se caractérisait par un style purement africain bien vite abandonné au profit d’imitations de wax européens, y compris ceux de l’ancienne production anglaise et hollandaise.

Car en effet, les grossistes détectent sur les marchés les wax les plus appréciés et demandent leur imitation en fancy à l’usine de production locale qui réalise la commande dans des délais très courts. Fréquemment populaire dans plusieurs pays, un dessin peut se décliner dans des teintes différentes car la couleur fait aussi partie de l’expression de la diversité en Afrique.

samedi 25 janvier 2014

Le Wax , qu'est ce que c'est ?



Pour les occidentaux le wax est synonyme d’Afrique, les africains eux-mêmes le revendiquent. Inspiré du batik indonésien, le wax est fabriqué en Europe.

Au début du 19ème  siècle, l’Indonésie conquise par les Hollandais devient un centre d’échanges économiques important. Afin de satisfaire les goûts vestimentaires des populations locales, les Hollandais industrialisent la technique du batik à la cire de Java, dont le motif est exécuté à main levée des deux côtés de l’étoffe, en imprimant au moyen de deux cylindres la cire aux recto et verso des cotonnades avant de les teindre. Après suppression de la cire, des teintes sont ajoutées par impression avec des tampons.

Ces étoffes eurent beaucoup de succès auprès de la  population indonésienne jusque vers la fin du 19ème siècle, période à laquelle les artisans locaux mécanisèrent leur fabrication de batiks.
Les usines néerlandaises à la recherche de nouveaux marchés se tournèrent vers l’Afrique.
Si plusieurs usines ont participé à l’élaboration du Wax, la société Vlisco implantée à Helmond -sur la côte ouest des Pays-Bas- est la seule depuis 1965 à fabriquer le wax hollandais.
Le succès de cette fabrication industrielle a incité d’autres pays à fabriquer des batiks imprimés. La Suisse et Italie n’ont pas persévéré, la France a produit dans la région de Mulhouse (groupe Schaeffer) jusque dans les années 1970. 

La région de Manchester qui se distinguait depuis la fin du 18ème siècle par une importante industrie cotonnière, va constituer un marché important avec l’Afrique de l’Ouest en imprimant des cotonnades de très bonne qualité dont les motifs sont inspirés de symbolisme africain, ou bien composés à la gloire des souverains britanniques ou africains à l’occasion des voyages.
Les productions des usines Vlisco et ABC ont su conquérir le marché africain en s’adaptant à ses exigences, comme par exemple les dimensions de l’étoffe (taille initiale 36 pouces : 91,5 cm ; taille actuelle standard 48 pouces : 122cm) qui est celle traditionnelle d’un pagne et commercialisation des longueurs 12 yards de long vendu en lot de 6 yards et même au détail 2 yards, et en créant des motifs spécialement destinés aux populations africaines, conformes à leur goût et à leur culture.

mercredi 8 janvier 2014

Le basin, quelle est cette étoffe ?


Le damas le plus demandé est le blanc.
Il peut-être teint dans une teinte unie ou bien avec des motifs selon différentes méthodes de teintures artisanales. En Afrique le vêtement en basin est le plus souvent agrémenté de broderies.

Teinture artisanale, réserves avec nouage et plissage
Avant qu’elle ne soit fabriquée en France et en Italie, les marchands italiens achetaient cette très belle soie damassée à Damas en Syrie. Les tisserands allemands et irlandais apprirent la technique du damas et utilisèrent d’autres matières, le lin et le coton.
Au tout début des années 1800, le français J.M. Jacquard inventa un métier à tisser, qui à la différence de ceux utilisés jusque là qui ne pouvaient déplacer les fils de chaîne qu’en groupe, permet de diriger la navette au moyen de cartes perforées contrôlant ainsi chaque fil de chaîne.
Tombé dans l’oubli certainement à cause de son prix élevé,